22/09/2017

Comité interministériel du handicap : des orientations précisées, l’impasse sur la compensation et de fortes inquiétudes sur l’AAH

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Comité interministériel du handicap : des orientations précisées, l’impasse sur la compensation et de fortes inquiétudes sur l’AAH


La tenue de ce Comité interministériel du handicap (CIH), dès le début de quinquennat, est un signal positif soulignant, avec l’engagement du président de la République, la mobilisation du Premier ministre et de son gouvernement avec l’appui de la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées pour porter la politique du handicap, avec une approche transversale et inclusive.


La « feuille de route » du gouvernement apporte des éclairages sur les premières orientations et décisions pour ce début de quinquennat. Des chantiers vont s’engager et l’APF réaffirme sa volonté d’être partie prenante des travaux qui vont se poursuivre avec les différents ministères afin d’apporter son expertise militante et professionnelle.


Si certaines orientations vont dans le bon sens telles que la revalorisation de l’AAH, les dispositions liées à l’accessibilité (bilan des Ad’AP réalisé en transparence) et au logement (logement évolutif), la réponse accompagnée pour tous et l’éducation ; l’APF est inquiète de certaines mesures qu’elle découvre concernant l’AAH (nouvelle base du calcul des ressources du conjoint, fusion des compléments AAH).
Par ailleurs, l’absence d’orientations concernant la prestation de compensation du handicap n’est pas compréhensible alors que les besoins d’aide humaine, de financement des aides techniques, de l’aménagement du logement et du véhicule figurent parmi les préoccupations majeures des personnes en situation de handicap.


AAH : une revalorisation confirmée mais des nouvelles orientations inacceptables.

La promesse de campagne pour la revalorisation du montant de l’AAH est tenue.

Les personnes en situation de handicap devront toutefois attendre un délai de 2 ans pour voir se concrétiser totalement cette annonce. Et l’APF rappelle que ce montant de 900 € annoncée pour fin 2019 restera inférieur au seuil de pauvreté. Quant aux bénéficiaires de pension d’invalidité ou de rente – dont le montant est parfois très faible – ils ne sont toujours pas concernés par cette mesure.


Par ailleurs, l’APF a découvert deux mesures connexes choquantes (calcul des ressources du conjoint et fusion des compléments AAH) indiquées dans le dossier de presse du gouvernement : tous les bénéficiaires de l'AAH ne profiteront pas des 90 euros de hausse. Pire, certains pourraient même y perdre !


Concernant le nouveau calcul annoncé pour la prise en compte des ressources du conjoint (rapproché des règles de calcul du RSA) et même avec la revalorisation de 90 euros, le plafond de ressources pour le couple serait de 1 350 euros par mois, contre 1 621,78 euros aujourd'hui. Avec cette baisse du plafond, les allocataires de l'AAH vivant en couple (plus de 250.000 bénéficiaires) vont perdre une partie conséquente de leur AAH, au maximum 272 euros par mois, y compris en tenant compte de la revalorisation.


Enfin, concernant le projet de fusion des deux compléments de l'AAH non cumulables (le complément de ressources qui s'élève à 179,31 euros par mois, et la majoration pour la vie autonome à 104,77 euros) le dossier de presse sous-entend qu’un nivellement par le bas est l’option retenue par le gouvernement.


Concrètement, cela constituerait une perte de 75 euros par mois pour les 65 000 personnes bénéficiaires du complément de ressources. Pour celles-ci, la majeure partie de la revalorisation de 90 euros serait absorbée, le gain ne serait plus que de 15 euros par mois à terme, sans compter la baisse prévue des APL. Ces mesures sont inacceptables, d'autant qu’elles touchent les personnes les plus lourdement handicapées, celles qui ne peuvent avoir de revenus professionnels.


L’APF alerte le président de la République et son gouvernement de la dimension terriblement négative de ces mesures qui va à l’encontre de l’ambition et des intentions affichées, que l’APF soutient, d’une société plus inclusive et de lutte contre la pauvreté des personnes en situation de handicap.


CONTACT PRESSE :
Evelyne Weymann
evelyne.weymann@apf.asso.fr
01 40 78 56 59 - 06 89 74 97 37

Le métro parisien, l'un des moins accueillants pour les fauteuils roulants !

Quand le "Guardian" montre les stations de métro accessibles de sept villes, on a honte pour Paris... 

 

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien suivant: Le métro parisien, l'un des moins accueillants pour les fauteuils roulants

14/09/2017

Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris : l'APF mobilisée pour des jeux ouverts à tou·te·s !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le jeudi 14 septembre 2017

Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris :
l'APF mobilisée pour des jeux ouverts à t
ou·te·s !


L’APF tient à saluer l’attribution des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 à la ville de Paris. Ces jeux sont une formidable opportunité de développement pour l’ensemble du pays avec des impacts économiques, sociaux, sociétaux et territoriaux pour tous.

L’APF attend de ces jeux qu’ils soient une formidable opportunité d’accélération dans la prise en compte des attentes des personnes en situation de handicap, en Ile-de-France notamment, mais aussi sur tous les sites qui accueilleront des épreuves. 
Au-delà des milliers de personnes en situation de handicap qui viendront du monde entier pour assister aux différentes épreuves de ces jeux, ce sont plus de 4 000 athlètes en situation de handicap que Paris accueillera pour les Jeux paralympiques.

Ainsi, l’APF souhaite que Paris 2024 soit une chance pour l’accessibilité avec la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique pour l’adaptation de la capitale et des communes alentours, du cadre de vie et des services de transports en particulier grâce à une enveloppe budgétaire dédiée.

Paris 2024 doit aussi être une chance pour la visibilité des personnes en situation de handicap, dans la cité et dans les médias. Un progrès a été réalisé lors des Jeux paralympiques de Rio en 2016 qui ont connu une meilleure visibilité médiatique. Cet élan doit être poursuivi et amplifié pour ces jeux à venir.

Enfin, Paris 2024 est une chance pour une société ouverte à tou·te·s dans laquelle chacun·e a sa place grâce à un événement porteur de lien social et de valeurs de solidarité et d’inclusion.

L’APF sera particulièrement vigilante sur ces sujets, afin que ces jeux soient réellement inclusifs et qu’ils améliorent le quotidien des personnes en situation de handicap et de leurs proches, et cela de manière durable. 

L’association entend s’impliquer dans la préparation de ces Jeux olympiques et paralympiques. L’APF a activement soutenu la candidature de la ville de Paris en apportant toute son expertise et la mobilisation de son réseau.

L’APF entend aussi soutenir et amplifier la promotion des activités physiques et sportives pour les personnes en situation de handicap. C’est pourquoi elle se mobilise en partenariat avec la Fédération française handisport, mais aussi avec d’autres fédérations sportives et du sport pour tous, pour promouvoir l’accès aux activités physiques et sportives avec une approche inclusive et en prenant compte les besoins spécifiques de chacun.

CONTACT PRESSE :
Evelyne Weymann
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Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris : l'APF mobilisée pour des jeux ouverts à tou·te·s !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le jeudi 14 septembre 2017

Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris :
l'APF mobilisée pour des jeux ouverts à t
ou·te·s !


L’APF tient à saluer l’attribution des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 à la ville de Paris. Ces jeux sont une formidable opportunité de développement pour l’ensemble du pays avec des impacts économiques, sociaux, sociétaux et territoriaux pour tous.

L’APF attend de ces jeux qu’ils soient une formidable opportunité d’accélération dans la prise en compte des attentes des personnes en situation de handicap, en Ile-de-France notamment, mais aussi sur tous les sites qui accueilleront des épreuves. 
Au-delà des milliers de personnes en situation de handicap qui viendront du monde entier pour assister aux différentes épreuves de ces jeux, ce sont plus de 4 000 athlètes en situation de handicap que Paris accueillera pour les Jeux paralympiques.

Ainsi, l’APF souhaite que Paris 2024 soit une chance pour l’accessibilité avec la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique pour l’adaptation de la capitale et des communes alentours, du cadre de vie et des services de transports en particulier grâce à une enveloppe budgétaire dédiée.

Paris 2024 doit aussi être une chance pour la visibilité des personnes en situation de handicap, dans la cité et dans les médias. Un progrès a été réalisé lors des Jeux paralympiques de Rio en 2016 qui ont connu une meilleure visibilité médiatique. Cet élan doit être poursuivi et amplifié pour ces jeux à venir.

Enfin, Paris 2024 est une chance pour une société ouverte à tou·te·s dans laquelle chacun·e a sa place grâce à un événement porteur de lien social et de valeurs de solidarité et d’inclusion.

L’APF sera particulièrement vigilante sur ces sujets, afin que ces jeux soient réellement inclusifs et qu’ils améliorent le quotidien des personnes en situation de handicap et de leurs proches, et cela de manière durable. 

L’association entend s’impliquer dans la préparation de ces Jeux olympiques et paralympiques. L’APF a activement soutenu la candidature de la ville de Paris en apportant toute son expertise et la mobilisation de son réseau.

L’APF entend aussi soutenir et amplifier la promotion des activités physiques et sportives pour les personnes en situation de handicap. C’est pourquoi elle se mobilise en partenariat avec la Fédération française handisport, mais aussi avec d’autres fédérations sportives et du sport pour tous, pour promouvoir l’accès aux activités physiques et sportives avec une approche inclusive et en prenant compte les besoins spécifiques de chacun.

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Evelyne Weymann
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07/09/2017

L’APF révoltée par la possible expulsion de l’un de ses adhérents !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le mardi 5 septembre 2017

L’APF révoltée par la possible expulsion de l’un de ses adhérents !


L’APF est révoltée par la situation dont est victime M. Diadie BA, adhérent à l’APF du Val-de-Marne, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), sans que sa situation de handicap et sa situation médicale ne soient prises en compte
Atteint de poliomyélite, M. BA est venu en France, où vit une partie de sa famille, afin de bénéficier des soins nécessaires à son état de santé et de pouvoir vivre, dans un environnement digne et adapté à sa situation de handicap.

Depuis son arrivée en France, en juin 2014, M. BA est suivi par des spécialistes de l’hôpital Henri Mondor de Créteil pour ses problèmes de santé. Il est également adhérent de l’APF et membre associé du Conseil APF du Val-de-Marne. Dans ce cadre il est référent d’un comité d’adhérents APF et représente l’APF dans plusieurs instances.

Ironie de la situation, M. BA a reçu l’OQTF au moment même où il recevait une réponse positive de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) pour l’attribution d’une formation professionnelle qui lui permet de travailler en France.
L’APF dénonce cette injustice qui ne prend pas en compte les spécificités médicales et la situation de handicap de M. BA. Si ce dernier retourne au Sénégal, tous les soins mis en place seront interrompus, il vivra à nouveau dans un environnement inadapté à son handicap et son état de santé risque de se dégrader.

En France, M. BA pourra continuer à bénéficier des soins dont il a besoin tout en s’impliquant dans la société : par son militantisme pour les droits des personnes en situation de handicap à l’APF et en ayant une vie professionnelle en France, grâce à la formation qu’il a obtenue.
L’APF est régulièrement alertée de cas d’expulsions de personnes en situation de handicap, réalisées dans une approche trop administrative sans prendre en compte l’état de santé de ces personnes et les conséquences, souvent désastreuses, lors des retours de ces personnes dans leur pays d’origine. Les différentes étapes du processus de la simplification administrative doivent accorder toute sa place à l’humain !

L’APF dénonce cette politique aveugle et souhaite que les situations de handicap et l’environnement des personnes (accessibilité des lieux de santé, famille, etc.) soient mieux prises en compte.

Dans le cas de M. BA, elle demande que sa situation soit réexaminée, en urgence, en prenant en considération les soins dont il bénéficie, sa situation de handicap et l’obtention d’une formation lui permettant d’exercer une activité professionnelle en France.
M. BA doit pourvoir vivre dignement.

CONTACT PRESSE :
Evelyne Weymann
evelyne.weymann@apf.asso.fr
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